L’entrée en vigueur d’une nouvelle règle d’affranchissement édictée par La Poste en juillet dernier : les timbres doivent désormais être apposés sur une seule ligne. Une règle qui commence à être appliquée dans certains bureaux et centres de tri.
L’un d’entre vous s’en est vivement étonné, allant jusqu’à écrire :
« Sur une seule ligne, c’est digne d’une blague du 1er avril, cela frise le ridicule (…) Je me demande comment vous pouvez colporter de tels ragots. Vos sources ? Vous vous basez sur des faits rapportés par les éternels grincheux qui exècrent La Poste. »
Nous tenons donc à le rappeler clairement : notre source est tout simplement… La Poste elle-même. Cette règle figure noir sur blanc dans une circulaire officielle (article 4.7.1), dont nous vous redonnons ici le lien : circulaire du 1er juillet 2025 (au format pdf). Plus généralement, soyez assurés que les informations publiées dans cette newsletter sont systématiquement vérifiées et recoupées ; nous ne relayons pas de bruits de couloir.

L’expéditeur a pris soin d’indiquer explicitement sur l’enveloppe avoir effectué un affranchissement de 9,15 francs, équivalent au tarif actuel de la lettre verte (1,39 €). En réalité, comme tout philatéliste le sait, deux des timbres utilisés sont démonétisés (type Pétain) et sept autres sont libellés en anciens francs. L’affranchissement effectif s’élève en réalité à 1,855 franc, soit 0,28 €, très loin du tarif requis. Faute de moyens permettant de contrôler systématiquement ce type de fraude, la Poste a néanmoins laissé circuler ce pli sans le taxer.
Plusieurs d’entre vous nous ont confirmé avoir été confrontés à des retours de courrier pour non-respect de cette nouvelle exigence. D’autres, à l’inverse, s’étonnent de continuer à affranchir leur courrier « comme avant », sans aucune difficulté. Et c’est bien là le cœur du problème : la règle existe, mais son application reste très inégale. Certains centres de tri la font respecter strictement, tandis que d’autres ne l’appliquent pas – du moins pas encore.
De notre côté, nous ne sommes pour l’instant pas concernés, ce qui nous permet de continuer à proposer des affranchissements philatéliques sur nos envois. Mais pour combien de temps ?
Enfin, plusieurs lecteurs soulignent – non sans raison – que cette évolution était sans doute prévisible, au regard des abus constatés ces dernières années : utilisation de timbres démonétisés, libellés en anciens francs ou d’affranchissements manifestement non conformes. Nous partageons tout à fait leur analyse : un minimum de responsabilité collective n’aurait sans doute pas été inutile…
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