NAISSANCE DE LA CARTE POSTALE

Si c’est en Angleterre que naquit le timbre-poste (en 1840), c’est en Autriche que naquit la carte postale.


Le docteur Heinrich Von Stephan, Directeur Général des Postes et fondateur de l'Union Postale Universelle, en 1865, propose pour la première fois un mémoire sur la carte postale, à la conférence postale de Karlsruhe.


Il faut attendre le 1er octobre 1869, à Vienne, pour que le professeur Emmanuel Hermann convainque l'administration postale autrichienne de l'intérêt de ce support.


L’administration autorise officiellement l’usage de la carte postale le 20 décembre 1872 et les premières cartes officielles sortent en janvier 1873.
Le 12 février 1872 est votée une loi qui instaure la circulation de la carte postale administrative pour la France et l’Algérie. Le 15 janvier 1873, les 2 premiers modèles paraissent.

  • Une, de couleur jaune, affranchie à 10 centimes, pouvant circuler à découvert dans la circonscription d'un même  bureau. Ces fameuses cartes n’ont pour toute illustration qu’une frise de 4 mm entourant l’adresse du destinataire.
  • Une autre affranchie à 15 centimes pouvant circuler de bureau à bureau. (7 millions d'exemplaires sont vendus en une semaine). La seule illustration que comportaient ces cartes était une frise de 4mm d'épaisseur encadrant la partie réservée à l'adresse du destinataire.

Quatre autres types de cartes postales officielles voient le jour en 1873, deux autres en 1874 et deux encore en 1875.


Les cartes dites « précurseurs » ou à « dos non-divisé » correspondent à la période antérieure de l’arrêté ministériel du 18 novembre 1903, qui rendait obligatoire la division du dos de la carte en deux parties : l’une réservée à la correspondance et l’autre aux coordonnées du destinataire.

Le terme « précurseurs » est plutôt mal choisi. Le Dictionnaire de la cartophilie francophone en donne une définition plus restrictive :
« Cette expression recouvre tous les objets postaux ayant vocation de transmission de messages et se situant du XVIIIe à la fin du XIXe s, sans l’excéder, et à l’exception des lettres et paquets classiques. »
Mais ces bouts ce cartons, précurseurs d’autres belles cartes postales à venir, restent très prisées des cartophiles, avec ou sans timbres.